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Littérature sur Moudon

1) La ville de Moudon et ses musées (guides de monuments suisses SHAS)

2) L'église Saint-Etienne de Moudon (guides de monuments suisses SHAS)

3) La ville de Moudon (Les monuments d'art et d'histoire du canton de Vaud, tome VI)

www.st-etienne-moudon.ch

www.gsk.ch

Temple St-Etienne

Histoire

Dès l'époque romaine, un premier lieu de culte a pu être fondé dès les premiers siècles du christianisme, comme l'indiqueraient son vocable Saint-Etienne et la présence de sépultures très anciennes à proximité de l'église actuelle. Bien qu'il n'apparaisse qu’au milieu du 12ème siècle dans les textes, ce sanctuaire aurait continué sans interruption à servir d’église paroissiale, même lorsque les habitants durent se réfugier, à l’époque des grandes invasions, sur l’éperon rocheux défendu par les rivières de la Broye et de la Mérine.

La construction de l’église sur son plan définitif débuta peu avant 1281. En 1332, trois voûtes et deux arcs-boutants sont construits, suivis dès le 14ème siècle, par les autels ou chapelles secondaires. Au milieu du 14ème siècle, on dénombre à Saint-Etienne neuf chapelles et autels secondaires. Quatre autres sont encore fondés avant 1400, et les cinq derniers entre 1458 et 1523, portant leur nombre à dix-huit.

La construction du clocher occupe presque toute la première moitié du 15ème siècle. La tour paraît achevée en 1420-1422 mais vers 1425, on décide de l’aménager en clocher, en exhaussant la construction. Entre 1475 et 1536, Moudon connaît une nouvelle période faste, exprimée à Saint-Etienne par d’importants enrichissements. De 1506 à 1508 environ, les grandes voûtes sont ornées de peintures et les murs reçoivent un enduit.

La conquête du Pays de Vaud par les Bernois entraîne le passage forcé de Moudon au culte réformé et la démolition des 18 autels secondaires, en 1536. Vers 1563, le mobilier s’enrichit. Une grande table de communion en pierre soutenue par six pieds est posée. En 1695, parallèlement à de nombreux transferts et à la création de bancs, on remplace l’ancienne chaire de bois, confectionnée en 1555, par celle de molasse qui existe encore. L’apport essentiel du 18ème siècle est l’installation, en 1764, des orgues et de leur tribune actuelle, ainsi que de plusieurs monuments funéraires. 

Architecture

L’unité de l’édifice découle de son plan basilical simple, à trois vaisseaux de 5 travées et chœur rectangulaire, sans transept. L’élévation renforce cette impression.

Longueur : 41m, largeur : 20m, hauteur des voûtes : 15m et croisée d’ogives : 7x10m

Les piliers cantonnés à noyaux cylindriques et colonnettes engagées sont le seul exemple en Suisse avec Romont, typiques des cathédrales de Reims, Chartres et Amiens.

La verrière du chœur donnant à l’extérieur des murs de la ville était protégée par la tour. Ce modèle a été emprunté à une abbaye cistercienne du Pays de Galles. Primitivement, les fenêtres étaient moins hautes et placées plus haut.

Les triforium-niches, dans chaque travée, contribuent à alléger le mur sur les arcades. 

Sculptures

La clef de voûte de la cinquième travée, représentant un agneau avec l'étendard de la Résurrection, est en fait une ouverture bordée de feuillages pour permettre le passage des cordes actionnant les cloches du campanile, celui-ci remplacé en 1425 par le clocher.

Les chapiteaux ont des motifs végétaux. L’ornementation est plus riche sur les parties basses à l’entrée du chœur. 

Peintures

On peut constater une progression thématique et symbolique d’ouest en est des motifs peints sur les voûtes : les armes de Moudon dans une couronne de laurier, les armes de Savoie, les anges du Jugement dernier, et enfin les quatre Evangélistes. Les restes de peintures sur les piliers correspondent à des autels. Dans le chœur se trouve une partie de la Crucifixion, peinte à fresque vers 1400, d’une facture italienne. De plus, on y trouve des médaillons de St-Paul et de St-Pierre, les plus anciennes peintures puisqu’elles datent du début du 14ème siècle. Les bas-côtés ont gardé les teintes et le décor de 1634.

Mobilier

Les stalles de Saint-Etienne, en chêne, datent de la fin du 15ème siècle et proposent une alternance de prophètes (chapeaux, costumes de théâtre portés dans les mystères) qui annoncent le symbole apostolique et d’apôtres (tête nue avec un nimbe, pieds nus et portant l’instrument de leur supplice) qui prononcent le Credo. Les Miséricordes ont des motifs inspirés par les donateurs : corporations ou particuliers, et représentent des animaux exotiques ou fabuleux. 

Orgue

Construit en 1764 par le facteur d’orgue français Joseph-Adrien Pottier et par des menuisiers-doreurs fribourgeois, il est le plus ancien instrument jouable du canton.

Vitraux

Tous ont été conçus avant la dernière restauration, vers 1930-1950, par Ernest Biéler et surtout Charles Clément.

www.st-etienne-moudon.ch  

Renseignements extraits de Gaëtan Cassina et Monique Fontannaz, L’église Saint-Etienne de Moudon, Guides de monuments suisses SHAS, Berne 1998.

 

Orgue

Vue extérieure 

Modifié le : 01.09.2009